Keteke est un film dramatique ghanéen sorti en 2017. Il a été écrit et réalisé par le jeune réalisateur de 29 ans Peter Sedufia. Keteke signifie train en langue Akan. Il raconte l’histoire d’un couple qui s’attache à mettre au monde son premier bébé. Mais rien ne se passe comme prévu…
BOI et ATSWEI attendent un enfant. Ils décident donc de l’avoir dans une autre ville. Mais dans les années 80 le train est le seul moyen de transport à partir de la périphérie.
Le jour de départ, le jeune couple rate le seul train qu’il pouvait emprunter. Boi et Atswei décident malgré tout de faire chemin à pied le temps d’en croiser un autre. Sur les pas du chemin de fer, ils seront confrontés à de nombreuses difficultés qui mettront leur couple à l’épreuve.
En 1 heure et 30 minutes ce film nous fait passer par plusieurs émotions: disputes de couples, scènes souvent drôles, de l’ambiance avec la musique, de la peur, de la tristesse, et souvent des doutes.
Le plus intéressant est que le cinéphile se laisse facilement guider sans deviner la suite.
Tout cela témoigne du sérieux et de l’application dans la réalisation du film.
En plus, il faut reconnaitre que les images sont bien belles: la nature leur a fait cadeau d’un beau paysage.
Pierre GUAREL, un festivalier témoigne: « comme le film n’était pas sous-titré en Français ce n’était pas forcément facile à suivre. Moi je comprends un peu l’anglais, ça va mais ma femme a eu du mal>>.
Il ajoute: << Heureusement le jeu des acteurs était assez expressif donc on arrivait quand même à suivre tant bien que mal. En tout cas j’ai bien apprécié. Je trouve que c’est un film bien fait, original avec des personnages qui jouaient bien leur rôle dans l’ambiance un peu des années 80>>.
<<J’ai appris que le réalisateur est assez jeune, il me semble qu’il a de l’avenir s’il continue dans cette lancée ».
Pour briser la barrière de la langue et mieux faire connaitre son film, il est nécessaire de le sous-titrer ou même l’interpréter dans d’autres langues. Tout comptes fait Peter Sedufia mérite d’être félicité pour son engagement dans le cinéma africain malgré son âge. Comme quoi ¨aux âmes bien nés, la valeur n’attend point le nombre des années¨.
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