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    Cinéma

    K. Michel Zongo : une réinvention poétique du documentaire

    La RédactionBy La Rédaction1 mars 2025Updated:1 mars 2025Aucun commentaire4 Mins Read9 Views
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    Réalisé par Michel Kiswendsida Zongo (Burkina Faso), « L’homme qui plante les baobabs » est un documentaire de 70 minutes. Il fait le portrait d’un homme âgé de 82 ans qui a consacré la plus grande partie de sa vie à la plantation des baobabs. El Hadj Salifou Ouédraogo tel qu’il s’appelle, est aujourd’hui à plus de 4000 arbres sur une vaste étendue de terrain. Le réalisateur aborde la question du reboisement et ses avantages pour notre planète.

     »L’homme qui plante les baobabs » de K. Michel Zongo s’ouvre sur un retour en arrière marquant : celui de la sécheresse et de la famine qui ont frappé le Burkina Faso dans les années 1970. Cette crise environnementale et humanitaire a forcé de nombreuses populations à migrer vers des terres plus fertiles. C’est dans ce contexte qu’El Hadji Salifou Ouédraogo, originaire de Titao, trouve refuge dans l’ouest du pays et décide de planter des baobabs.

    Mais son initiative ne va pas sans résistances. Le baobab, arbre emblématique d’Afrique, est entouré de nombreuses croyances. Une légende veut que planter cet arbre soit synonyme d’une vie écourtée. Pourtant, ces superstitions ne freinent pas la détermination de cet homme aux « mains vertes ». Par son geste, il défie non seulement les préjugés, mais aussi la fatalité imposée par un climat de plus en plus hostile.

    Le documentaire ne se contente pas de dresser le portrait d’un homme engagé. Il met en lumière la question essentielle de la transmission. Dans une séquence particulièrement significative, on découvre El Hadji initiant l’un de ses fils à l’art de la germination. On le voit ensuite arroser et repiquer les jeunes plants, perpétuant ainsi l’héritage paternel. Cette mise en scène, sobre mais puissante, souligne l’importance du reboisement comme un combat intergénérationnel, un savoir à préserver et à transmettre.

     

    Un réalisateur doté d’une grande sensibilité créative

    A l’instar de « Pas d’or pour Kalsaka« , K. Michel Zongo s’éloigne des sentiers battus du documentaire classique pour proposer une œuvre où la narration devient un véritable acte de création. Fidèle à son audace cinématographique, il choisit d’intégrer une voix-off aux allures de conte ou de poème, donnant ainsi une dimension quasi-mythologique à l’histoire d’El Hadji Salifou Ouédraogo, cet homme qui a consacré sa vie à la reforestation.

    Là où un documentaire conventionnel se serait contenté d’un témoignage factuel, Zongo adopte une approche symbolique : les arbres deviennent des personnages à part entière, doués de parole et de gratitude. Leurs troncs, parfois sculptés par le temps en formes humaines, semblent adresser un message à leur bienfaiteur. Ce procédé de personnification n’est pas qu’un simple artifice visuel ; il donne une âme à la forêt, amplifiant ainsi la portée émotionnelle du film.

    Le langage visuel est également un élément clé de cette œuvre. La couleur verte s’impose comme un fil conducteur. Présente dans les intertitres du film, elle ne se limite pas à une simple référence esthétique : elle renforce le message écologique du réalisateur, soulignant la nécessité de préserver la verdure face aux menaces de désertification.

    Zongo ne se contente pas d’illustrer un combat pour la nature, il le dramatise à travers des séquences poignantes. L’homme qui redresse les baobabs couchés par la tempête, qui soigne les troncs malades comme une mère prendrait soin de ses enfants, incarne une relation presque sacrée entre l’humain et son environnement. Cette mise en scène sensible et métaphorique rappelle que la préservation de la nature n’est pas seulement un impératif écologique, mais aussi un acte d’amour et de transmission.

    Au-delà du portrait d’El Hadji Salifou Ouédraogo, le film de K. Michel Zongo est un cri d’alarme et un appel à l’action. Il nous invite à repenser notre lien avec la nature, à comprendre que la lutte contre la désertification et les famines passe avant tout par un engagement individuel et collectif. Par cette fusion entre poésie, documentaire et engagement, le réalisateur burkinabè signe une œuvre puissante, à la fois intime et universelle.



    Irma Dembélé

     

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